Dépistage du cancer du col de l'utérus (972)

90% DES CANCERS DU COL DE L'UTERUS PEUVENT ETRE EVITES

Seul le cancer du col de l’utérus est reconnaissable à un stade précoce. D’où l’importance du rôle de l’AMREC, la seule structure de l’île à gérer le dépistage de ce type de cancer. 

Définition :

Le cancer du col de l’utérus (ou cancer du col utérin) est fréquent. Il est causé par des virus très répandus appelés Papillomavirus Humains ou HPV. Ce cancer se transmet le plus souvent lors des rapports sexuels. Si au cours de la vie, la majorité des adultes a été en contact avec les virus HPV, la plupart du temps, le corps parvient à les éliminer. Cependant, il arrive que l’infection persiste et entraîne des anomalies (lésions) au niveau des cellules du col de l’utérus, ce qui peut amener à un cancer du col.

Le cancer du col de l'utérus constitue un problème de santé publique en Martinique, du fait de sa fréquence et de sa gravité. En effet, c'est le troisième type de cancer qui atteint la femme après les cancers colorectal et du sein. Il est responsable d'environ 12 nouveaux cas par an. Environ 2 femmes sur 100 présentent un risque de développer un cancer du col de l'utérus, avant l'âge de 75 ans.

La principale cause du cancer du col utérin est la persistance de l'infection à HPV, une des « Infections Sexuellement Transmissibles » (IST) les plus fréquentes dans le monde. L'activité sexuelle précoce, la multiplicité des partenaires sexuels et le nombre de grossesses sont aussi d’autres facteurs de risques connus de ce cancer.

L’invitation

Tous les trois ans, l’AMREC invite les femmes de 25 à 65 ans de la Martinique à faire un frottis cervico-utérin qui est le test de dépistage. 

Le frottis permet de repérer d'éventuelles lésions au niveau du col de l'utérus, et de les soignées avant qu'elles ne se transforment en cancer.

Si un cancer est détecté ce sera le plus souvent à un stade précoce. Les soins seront plus légers et permettront davantage de préserver la fertilité.

 

Rôle du HPV :

Il existe plus de 100 génotypes de HPV dont une quinzaine sont dits à haut risque ou oncogènes (dont les plus fréquents sont les types 16 et 18). Ils sont associés au développement du cancer du col de l'utérus. La transmission du virus se fait par contact avec la peau et les muqueuses, le plus souvent lors de rapports sexuels, avec ou sans pénétration. C'est pourquoi le préservatif, s'il peut limiter le contact avec le virus, n’assure pas une protection complète. L'infection HPV est très fréquente et s'acquiert la plupart du temps dans les cinq années suivant les premiers rapports sexuels.
Dans la majorité des cas, l'infection est transitoire et s'élimine naturellement en 1 à 2 ans après la contamination sexuelle. Mais dans 10 % des cas, cette infection persiste et peut provoquer des anomalies (lésions) au niveau des cellules du col de l'utérus. Ces lésions peuvent évoluer en cancer.
Il existe plusieurs stades de lésions précancéreuses (appelées CIN 1, CIN 2, CIN 3), pouvant régresser vers un col de l'utérus normal, persister ou bien encore évoluer vers un cancer du col utérin. La proportion des cancers invasifs du col de l'utérus, attribuables aux HPV 16 et 18, est de 70,7 % dans le monde et de 81,8 % en France.
Ce cancer met, en moyenne, quinze à vingt ans à se développer après la persistance et la progression d'une infection HPV à haut risque. Ce qui laisse une fenêtre d'action importante pour le dépistage et la détection précoce des lésions précancéreuses et cancéreuses.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site de l'Institut National du Cancer (INCA).

Où se trouve le col ?

GALLERIE VIDE

Linkeo

Résidence les jardins de la Mouïna

127 route de Redoute 97200 Fort-de-France

Martinique

05 96 60 32 48


Horaires d'ouverture : de 8h à 16h du Lundi au Vendredi


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